Archives pour la catégorie Séries Tv

True Detective – Saison 1

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True Detective est le fruit d’une « mode » qui me plait énormément. La série télé peut être un produit de grande qualité et surpasser bien des films qui en coutent sûrement le double. J’aime cette idée, fortement amorcée par GOT (même si, objectivement, la France et l’Angleterre l’ont compris avant). Petit problème : à vouloir trop bien faire True Detective est d’une très grande prétention. Et c’est mon principal reproche pour cette série qui, malgré tout, est réellement magnifique.

True Detective (2014)
Par Nic Pizzolatto
Nationalité Américaine
Production en cours
Avec : Matthew McConaughey, Woody Harrelson

Le résumé est étonnamment simple. Deux flics, un crime, et une enquête qui va s’étirer de 1995 à nos jours. Ce qui semble être un meurtre comme les autres cache en réalité un atroce tueur en série.

Plusieurs originalités : Premièrement, les huit épisodes e retracent qu’une seule et même enquête. Mais surtout, on parvient à nous faire voyager d’un point chronologique à un autre, ce qui nous permet avant tout de mieux cerner les personnages. Pour poursuivre sur les qualités, je dirais qu’objectivement c’est un très bel objet. Esthétiquement parfait, profond, avec un casting de ouf dingue. De brillantes idées scénaristiques, qui restent tout de même trop peu nombreuses.
Beaucoup de bons points donc, mais problème : tout est « trop ». Les personnages trop complexes, l’enquête trop longue, les vilains trop écoeurants, l’ambiance trop lourde.
J’imagine que je ne dois pas être le bon public. J’ai eu la drôle de sensation qu’on m’imposait l’originalité très « intellectuelle » de la série. Je pars du principe qu’une série peut prendre le temps de se construire. J’aime qu’on m’amène subtilement dans un univers. Ce n’est absolument pas le cas ici. J’avoue que ça n’est pas mon genre de décréter qu’une série est géniale simplement parce qu’elle en a l’air. Dans tous les cas, je déplore un cruel manque de second degrés.

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Rust est un personnage superbe (un vrai canon), un génie qui a trop conscience des choses pour ne pas développer de sérieuses névroses. Il est adroitement mis en valeur par la normalité de Marty, et c’est de loin ce dernier qui m’a le plus bluffé. Quant aux liens qu’ils entretiennent, ça a été pour moi le principal intérêt de la série. J’ai trouvé bien plus attrayant le plan humain que celui de l’enquête policière (une simple question de gout). Mais l’un parfait l’autre, et inversement. Ils sont indissociables, et cela crée une vraie identité à ce qui pourrait ressembler à une millionième série policière.
S’il y a bien une chose que je concède à cette série, c’est qu’elle met en scène l’un des plus horribles vilains que le monde de la télé ai créé. Il m’a horrifié. Donnez-moi une armée de zombies en putréfaction, elle m’écoeurera moins que lui, c’est une certitude. J’ai parfois eu du mal à regarder certaines scènes et ce n’est pas le genre de chose qui m’attire dans une série.
L’enquête en elle même est très longue, pleine de noms et d’événements sur lesquels on revient encore et encore. On s’embrouille un peu, on n’arrive pas toujours à suivre les raisonnements. Je ne considère pas que c’est une mauvaise chose, bien au contraire. Je raffole des séries que l’on peut regarder une seconde fois afin d’en discerner toutes les subtilités. De plus, l’inverse n’aurait pas été admissible pour une série d’une telle prétention.
J’étais encore très partagée quand j’ai regardé le dernier épisode et alors cette fin… je l’ai trouvé magistrale ! Elle m’a conquise à elle seule. Quel art de la conclusion ! J’admets que sur le plan « policier » de très nombreuses choses sont restées en suspens. C’est dommage pour ceux qui y portaient de l’importance. Ce n’était pas mon cas, car ce qui m’intéressait avant tout c’était les personnages. J’aime les résolutions, avoir la sensation que la boucle est bouclée, tout en restant cohérente avec le reste. J’ai été servi. J’ai pleuré, j’ai souri, j’ai eu des étoiles dans les yeux. En bref, j’ai trouvé que cette fin était exceptionnelle (qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, d’ailleurs).

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Ma remarque inutile : Moi qui suis tellement amoureuse de la Louisiane et de ses paysages, j’ai franchement grincé des dents quand j’ai vu le portrait que cette série en faisait. Non pas qu’il soit erroné ou laid, mais il met clairement mal à l’aise. D’autant qu’il se repose beaucoup sur le côté « authentique » de la campagne profonde … bref, gênant.

Ma remarque inutile bis : Un bon générique doit parfaitement refléter la série. Je trouve que c’est le cas ici. Il est à la fois très  très beau, mais aussi trop long, trop lourd… franchement pédant quoi.

Ma note : ★★★★☆

C’est la première fois qu’une série me partage autant. Je n’arrive pas à savoir si je l’aime, ou si je la trouve juste prétentieuse. En définitive, je crois que c’est un peu les deux en même temps. Dans tous les cas, c’est une série à voir à tout prix. J’espère également que cette saison en amorcera d’autres qui soient tout aussi intéressantes. Je me demande si, avec la même qualité et la même profondeur, transposées dans un autre paysage, ça ne pourrait pas me plaire davantage. Quoi qu’il en soit je regarderai la suite, et avec beaucoup d’intérêt.

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Bates Motel – Saison 1

Je ne suis pas une fan de ces nombreuses séries qui ont pour thème les tueurs en série. Objectivement je n’ai rien contre, ce n’est simplement pas mon délire. Alors, pourquoi m’être penchée sur Bates Motel ? Avant tout parce que la promo était vraiment réussie et attrayante. J’ai alors commencé cette série, et au fil des épisodes je suis littéralement tombée amoureuse d’elle. Ceci est un big coup de coeur ! ♥

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Bates Motel (2013)
Par Anthony Cipriano
Nationalité Américaine
Production en cours
Avec : Vera Farmiga, Freddie Highmore, Max Thieriot

Synopsis : Après la mort de son mari, Norma Bates décide de changer de vie. Elle et son fils de 17 ans emménagent aux abords de la petite ville de White Pine Bay où ils ont acheté un Motel. Ils étaient censés prendre un nouveau départ, mais à peine quelques jours après leur arrivée, une pluie de problèmes s’abat déjà sur eux. La relation fusionnelle qui règne entre cette mère et son fils va naturellement s’amplifier et commencer à prendre une étrange tournure, entre amour et haine. La personnalité étouffante de Mme Bates et les propres problèmes psychologiques de Norman vont progressivement le pousser à devenir le célèbre psychopathe que l’on connait tous.

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Dès les premiers épisodes, on peut prendre la mesure de la qualité de cette série. La photographie est belle, tout à fait dans le ton. On découvre les deux personnages principaux en douceur, mais avec efficacité. On sent tout de suite que certaines choses cloches et puis tout s’enchaine aussitôt, sans réelle précipitation mais sans temps mort non plus. Le rythme parfait selon moi. L’intrigue est bien construite donc, mais ne représente pas la véritable force de la série. En effet, c’est plutôt dans la relation entre les personnages qu’elle puise sa véritable magie (et je pèse mes mots). On est embarqué dans l’intimité de cette relation mère, fils. On frôle constamment le glauque sans jamais vraiment y être plongé. Tout est graduellement mis en place, mais d’une manière totalement naturelle. Aucun raccourci, aucune facilité. L’aspect malsain né de choses du quotidien, un geste de trop, une pensée fugace involontaire, une parole irréfléchie … et on comprend parfaitement le pourquoi du comment.
tumblr_mvgq9u9bXp1s3b602o1_500Sans que les personnages n’aient besoin de changer quoi que ce soit à leur personnalité, ils parviennent tout de même à nous montrer graduellement différentes facettes. Ils nous dégoutent, ils nous charment, et parfois les deux en même temps. J’ai noté une véritable différence entre la première partie de la saison et la seconde. Tandis que Norma nous apparait de plus en plus humaine, Norman lui se déshumanise. J’adore !
L’arrivée de Dylan, le grand frère, ajoute de la saveur à tous les autres aspects de la série. Outre l’intrigue, grâce à lui on décrypte mieux la relation de Norman et de sa mère. Son point de vue à la fois plus cruel et plus tendre sur eux est pour moi la partie la plus touchante de la série. Il apporte une sorte de normalité qui permet de prendre la mesure de l’anormalité des deux autres. Autrement dit c’est un énorme plus, une idée brillante.
Tout ceci est bien entendu mies en scène dans un cadre parfait. Les décors sont sublimes. Le tumblr_mvnsufw5IQ1sqg6x3o1_500Motel est lugubre à souhait. La végétation assez déplumée pour donner à la fois une impression de réalité et de mélancolie morbide. J’ai noté ceci, car ça m’aurait déplu de me retrouver avec un décor stylisé genre Halloween et filtres sombres, trop facile !
Un dernier mot pour les acteurs qui m’ont totalement envoutée. Ça m’a fait un peu bizarre de voir Freddie Highmore dans la peau d’un futur psychopathe pour la simple raison qu’on l’a beaucoup trop vu dans des films pour enfant tout mignon. Le décalage est assez perturbant au départ, mais on s’y fait rapidement. Ceci étant dit, j’ai trouvé le talent de Freddie Highmore très normal en comparaison de celui de l’actrice qui incarne NormaVera Farmiga (en plus elle a un nom qui déchire). Énorme coup de coeur ! Qu’il ne s’agisse strictement que de son rôle ou de son interprétation, Vera Farmiga alias Nora est juste parfaite sous tous les angles. Elle est divinement belle dans sa peau de femme mûre et tellement touchante … On lui pardonnerait n’importe quoi, même de faire de son fils un psychopathe.
Mon second gros coup de coeur sur cette série c’est le personnage du Shérif Romero. Juste incroyablement bien écrit. Je l’ai d’abord profondément détesté, présumant, comme on voulait sciemment me le faire croire, que ce n’était qu’un simple connard de bouseux. Et puis, le voile de mystère l’entourant s’est considérablement étoffé et là … là … Je suis tombée raide dingue de lui ! J’ai vraiment, vraiment hâte de voir la seconde saison pour pouvoir enfin comprendre qui il est et le voir davantage.

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Ma petite note : ★★★★

Voilà pour mon avis plus que positif. J’ai été charmée, envoutée par cette série. C’est la raison pour laquelle Bates Motel va aller tout droit dans mon top 10. Tout ce que j’espère c’est que les saisons suivantes seront aussi parfaites. Sacré challenge, mais j’y crois très fort !

The Fades

J’étais très optimiste sur cette série avant même de la visionner. De très belles images, un format court et une histoire à la fois simple et bien tournée, ce n’est que le début d’une longue liste de bons points pour The Fades. Attention l’avis qui suit est très, très positif ^^

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The Fades (2011)
Par Jack Thorne
Nationalité Britannique
Production achevée
Avec : Iain De Caestecker, Daniel Kaluuya, Lily Loveless, Joe Dempsie

Synopsis : Paul et son meilleur ami, Mac, sont deux jeunes geeks. Des losers drôles et préoccupés, comme tous les ados normaux, par les choses compliquées dues à leur âge. Mais Paul est spécial et il va vite comprendre que les horribles cauchemars qui le hantent ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Quelque chose se trame du côté de ceux que l’on appelle les « invisibles ». Paul va bientôt découvrir que deux camps mènent un combat dans l’ombre depuis longtemps, et que désormais il y tient une place centrale. 

Mon avis : Sur la toile de fond d’un quotidien d’ado ordinaire, se développe une intrigue sombre, dont on découvre les facettes au fur et à mesure, tout doucement. Paul a l’habitude The-Fades-2d’être un peu en marge, mais quand soudain tout un univers inconnu et dangereux lui tombe sur les épaules, il doit faire des choix. Ces derniers ne sont jamais simples mais il parvient toujours à faire celui qui le conduira à être un vrai héros. C’est ce qui, pour moi, rend cette série tellement crédible et touchante. Il n’y a pas de solution de facilité. Les méchants sont parfois touchants et les gentils souvent faillibles. J’aime, j’aime, j’aime !! L’histoire est relativement simple mais bien pensée, et surtout parfaitement mise en place. Elle n’aurait cependant aucun impact si les autres paramètres de la série n’étaient pas là pour la soutenir avec efficacité.
6 épisodes de 52 minutes en tout et pour tout. Certains peuvent y voir un défaut, moi non. Au contraire, je trouve que cela fait partie des choses qui servent la série. L’histoire est simple, les protagonistes peu nombreux. Plus d’épisodes auraient donné lieu à des longueurs pas forcément très intéressantes. Je regrette évidemment que la série s’arrête brusquement sur une situation incompréhensible (ou presque) qui avait de toute évidence pour but d’ouvrir sur une seconde saison. À croire que les créateurs de séries ne veulent jamais lâcher l’opportunité de remettre le couvert, même si tout est contre eux. C’est une chose que je hais profondément dans les animes et qui se produit trop souvent dans les séries TV …
the_fades_2Ceci mis à part, je n’ai rien à reprocher à The Fades. Le casting est superbe et les images magnifiques. Le côté « horrifique » se perd un peu vers la fin, mais l’apparition récurrente des oiseaux et l’apparence du gros vilain sous sa forme « invisible » sont vraiment des éléments très frappants visuellement. J’ai beaucoup aimé ! 🙂 Mais à ce niveau-là, je pourrais continuer à énumérer une quantité d’autres choses.
Il ne faut pas non plus oublier la grande place qu’occupe l’humour dans cette série. Un humour vraiment réussi et reposant essentiellement sur les épaules de Daniel Kaluuya, alias Mac, qui brille de mille feux dans son rôle génialissime. Si l’humour n’avait pas été aussi présent, toute la balance aurait été déséquilibrée. On se serait perdu dans une ambiance noire et foutrement déprimante, doublée d’un héros qui se prend un peu trop au sérieux. Gloire à Daniel Kaluuya ! \o/

Ma remarque inutile : Malgré toutes les fleurs que je viens de lui jeter, The Fades est une bonne série mais … c’est tout. Objectivement, elle a tout pour me séduire à 300%, mais je n’ai pas ressenti la petite étincelle qui la rendrait vraiment spéciale à mes yeux. Autrement dit, malgré mon engouement, elle ne remplacera aucune série dans mon top 10. Peut-être à cause de son absence totale de second degrés … Je ne saurais dire.

chris_skins_lead_203x152Ma remarque inutile Bis : J’ai un énoOorme faible pour Joe Dempsie (alias Jhon dans la série), à cause de son rôle dans Skins qui m’a marqué à vie. Tu n’imagines même pas les litres de larmes qu’il m’a fait verser et le nombre de fois où mon petit coeur s’est serré pour lui …

Ma petite note : ★★★★☆

The Fades est une série à voir. C’est vraiment sympathique et tout de même plus développé qu’un film d’une heure et demie. C’est drôle, touchant et beau à voir … What else ?

Arrow – Saison 1

J’aimais le personnage de Green Arrow, j’avais d’affreux préjugés sur la série, et résultat des courses, c’est assez proche de ce que je m’étais imaginé. Une série relativement bien faite mais d’une grande superficialité. Ma plus grosse déception reste et restera cet acteur principal, froid et visiblement incapable de jouer la moindre émotion.

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Arrow (2012)
Par Andrew Kreisberg
Nationalité américaineEn production
Avec Stephen Amell, Susanna Thompson, Katie Cassidy

Synopsis allociné :

Les nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l’univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats…

Mon avis : J’étais tombée sous le charme du Oliver Queen interprété par Justin Hartley dans Smallville. J’aimais le super-héros, hyper classe malgré ses lunettes de soleil. Forcement j’ai été heureuse d’apprendre qu’il aurait sa propre série. Cependant, plus cette première saison approchait et plus j’avais peur de ne pas la trouver à mon gout. L’acteur ne me plaisait pas et les trailers me laissaient froide. Soit, ce n’est pas dans mes habitudes de m’arrêter à ce genre de chose, donc je me suis lancée.

Malheureusement, je n’y ai rien trouvé qui me fasse vraiment rêver. Alors oui, objectivement elle n’est pas vilaine cette série. Esthétiquement parlant du moins. Elle se laisse regarder mais de la même manière qu’une série policière, et c’est précisément ce qui ne m’a pas séduite. Dans Arrow, on ressent une structure très stricte et on compte sur notre imagination pour parvenir à comprendre les personnages. Alors oui, Oliver Queen est triste, en colère et très endurcis, mais ça on ne le vit pas vraiment avec lui (en tout cas pas autant que je l’aurais aimé). Pardon mais moi je n’aime pas qu’on me serve un personnage tout cuit dans l’assiette. Cet aspect est aggravé par le jeu de Stephen Amell qui veut tellement paraitre classe que finalement il ne ressemble plus qu’à un mannequin en plastique, incapable de faire passer la moindre émotion sur son visage (ou alors il est juste croisé avec une statue grecque).  Stephen ne m’a pas touché, pas plus que la plupart des autres acteurs principaux, tous bien trop lisses à mon gout.
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J’ai bien aimé le jeu des flashbacks qui offre des tournures « plutôt inattendues » de ce passé tellement important pour l’histoire présente. Bien qu’encore une fois Steph (oui je l’appelle par son petit nom) et son personnage m’aient horrifiée par leur inconsistance, je crois que ça reste les scènes qui me captivaient le plus.

Je regarderais la saison 2, à l’occasion et d’un oeil distrait.

Ma remarque inutile : J’ai vaguement eu l’impression de regarder un cross-over de Supernatural et de Doctor Who, entre l’ex-démon Ruby et mes amours de Jack Harkness et River Song (les deux réunis dans la même série c’était quand même fort). Sans compter la présence de Colton Haynes (The Gates et Teen Wolf). C’est perturbant mais ça m’a bien fait délirer.

Ma petite note : ★★☆☆☆

Affiche encore subtilisée à TvShow Time